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16 mai 2008
  CALENDRIER

KANYE WEST, Rihanna, N.E.R.D. et Lupe Fiasco
Au Centre Bell, le mardi 20 mai
De 54,50$ à 89,50$
Oubliez la venue du Wu-Tang à Montréal, le show hip-hop de l'année, ce sera celui-ci.

k.d. lang et Dustin O'Halloran
À l'Olympia, le jeudi 29 mai et le vendredi 30 mai
78,50$
Toujours vivante, la perle des prairies viendra nous présenter son nouveau disque, Watershed. Ce sera cependant bien cher payé pour la voir.

SHE WANTS REVENGE, Be Your Own Pet!, The Virgins et Switches
Au Club Soda, le lundi 2 juin
25,50$
Belle tournée mise sur pied par le magazine branché Nylon. À ce prix-là, c'est un vrai cadeau!

M.I.A., Holy Fuck, Top Billin et DJ Low B
Au Metropolis, le mardi 3 juin
28,50$
Holy fuck, en effet!! On serait bien fous de rater ça.

ALICIA KEYS, Ne-Yo et Jordin Sparks
Au Centre Bell, le mardi 3 juin
De 50$ à 125$
Elle se présentera... as she is. Mais ses costumes de scène seront signés Armani!

THE RACONTEURS et The Sadies
Au Metropolis, le mercredi 4 juin
35$
L'autre groupe de Jack White récidive.

THE JOHNSTONES, The New Cities, Kamakazi et The Hot Streak
Au National, le jeudi 5 juin
13,50$
À ne pas manquer, selon une connaissance virtuelle.

DEATH CAB FOR CUTIE et Rogue Wave
Au Quai Jacques-Cartier, le vendredi 6 juin
35$
Bon concert en vue (et en plein air) pour les indie kids.

RUSH
Au Centre Bell, le jeudi 12 juin
De 59,50$ à 89,50$
Le célèbre trio canadien n'aura pas pris de temps à revenir nous voir.

HEAVY MTL, mettant en vedette, entre autres, Iron Maiden, Mötley Crüe, Type O Negative, Mastodon, Three Days Grace, Anthrax, Hatebreed, Overkill, Shadows Fall, Priestess et Voïvod
Au parc Jean-Drapeau, le samedi 21 juin et le dimanche 22 juin
75$ pour une journée, 135$ pour les deux jours
Quel beau festival pour les fans de métal, qui sont nombreux au Québec et qui seront, enfin, bien servis. En espérant que le soleil soit de la partie. À noter que Maiden ne jouera que ses pièces des années 80 et que le Crüe rassemblera une fois de plus ses quatre membres originaux.

DE LA SOUL et Ghislain Poirier
Au Metropolis, le samedi 28 juin
34,50$
Beau coup du Festival International de Jazz de Montréal, qui n'a pas hésité à accoupler le légendaire trio rap avec notre Ghislain national.

WE ARE WOLVES
Au Metropolis, le dimanche 29 juin
22,50$
Les Loups dans la bergerie du FIJM? Ça va mordre à belles dents!

WOODY ALLEN and his NEW ORLEANS JAZZ BAND
À la salle Wilfrid-Pelletier de la Place-des-Arts, le dimanche 29 juin et le lundi 30 juin
De 72,50$ à 119,50$
Dans le cadre du FIJM, évidemment. On souligne que ce seront les tout premiers concerts montréalais à vie du célèbre cinéaste de 72 ans.

PUBLIC ENEMY
Au Metropolis, le lundi 30 juin
39,50$
Wow! Voilà une très grosse prise du FIJM. Mais Chuck D est-il toujours aussi cinglant? Et Flavor Flav toujours aussi pertinent? Et Terminator X, lui, manie-t-il toujours les platines? Tout cela reste à voir.

TV ON THE RADIO
Au Metropolis, le mardi 1er juillet
39,50$
Le FIJM fait ici très plaisir à la indie crowd.

LADYTRON et Datarock
Au Metropolis, le mercredi 2 juillet (et à Québec le lendemain)
22,50$
Le nouvel album du quatuor électrock, Velocifero, sera disponible en juin. On a hâte.

RZA et GZA
Au Metropolis, le jeudi 3 juillet
39,50$
Décidément, l'organisation du FIJM n'a pas lésiné sur les gros noms du hip-hop pour sa 29e édition. Et on comprend mieux pourquoi la tête dirigeante du Wu-Tang Clan (qui se produira sous le nom de Bobby Digital en compagnie de Stone Mecca) n'était pas présent au récent concert du Wu au Metropolis il y a quelques semaines. À noter que le Genius livrera son fameux album Liquid Swords au grand complet.

STONE TEMPLE PILOTS et Secret Machines
Au Centre Bell, le vendredi 11 juillet (et à Québec la veille)
45$ ou 55$
Scott Weiland n'aura pas mis de temps à laisser tomber Velvet Revolver pour retrouver ses vieux potes de STP, et ce, pour le plus grand plaisir des amateurs de bon hard rock alternatif. Ce sera ainsi la première visite des Pilots en sol québécois depuis 2000.

GEORGE MICHAEL
Au Centre Bell, le vendredi 18 juillet
De 79,50$ à 199,50$
Que dire, sinon que c'est la première fois en 20 ans que l'ex-chanteur de Wham! viendra nous visiter.

WARPED TOUR '08, mettant en vedette, entre autres, Pennywise, Gym Class Heroes, Angels & Airwaves, Cobra Starship, Against Me!, The Academy Is..., From First To Last, Reel Big Fish et Relient K
Au parc Jean-Drapeau, le dimanche 20 juillet
40,25$
Il y a de ces traditions qui sont trop robustes pour mourir.

OSHEAGA 2008, mettant en vedette, entre autres, The Killers, Jack Johnson, Iggy Pop & The Stooges, Cat Power, Broken Social Scene, Duffy, Gogol Bordello, Battles, CSS et The Go! Team
Au parc Jean-Drapeau, le dimanche 3 août et le lundi 4 août
67,50$ pour une journée, 105$ pour les deux jours
Changement de mois pour notre Coachella local. Une bien drôle de décision, puisque le 3 coïncide avec la dernière journée des FrancoFolies et que le 4 n'est pas une journée de congé. Aussi, bien franchement, on s'attendait à mieux comme têtes d'affiche, mis à part l'increvable Iggy.

RANCID, Sick Of It All, The Brains, H2O et The Alley Dukes
Au Metropolis, le mardi 5 août et le mercredi 6 août
24$
Punk's not dead... and still cheap! SOIA et les Brains joueront le 5, les deux autres premières parties fouleront les planches le lendemain soir.

RADIOHEAD et Grizzly Bear
Au parc Jean-Drapeau, le mercredi 6 août
50$
Donc, Radiohead ne se produira pas dans le cadre du festival Osheaga. Il s'en est pourtant fallu de peu.

BOY GEORGE
Au Metropolis, le mardi 12 août
45$
Concert solo pour l'ex-chanteur de Culture Club, qui devrait revisiter tous les tubes de son ancien groupe. Question: qui désire vraiment revoir le Boy sur une scène?

GOOD CHARLOTTE, Boys Like Girls, Metro Station et The Maine
Au Metropolis, le jeudi 14 août
32,50$
Et ça s'appelle le Soundtrack Of Your Summer Tour...

SIMPLE PLAN, The All-American Rejects et Faber Drive
Au Centre Bell, le mardi 26 août (et à Chicoutimi la veille, ainsi qu'à Québec le 1er juillet)
29,50$ ou 42,50$
Tel que prévu, le groupe québécois le plus connu internationalement revient au Centre Bell. Pour pas cher en plus.

OASIS et Ryan Adams And The Cardinals
Au Centre Bell, le vendredi 5 septembre
De 39,50$ à 69,50$
Bien sûr, Oasis n'est plus aussi populaire qu'en 1996, mais les frères Gallagher devraient tout de même réussir à attirer la masse.

SIMPLE PLAN et Faber Drive
Au Centre Bell, le samedi 13 septembre
29,50$ ou 42,50$
Eh oui, on parle ici d'une supplémentaire à la demande des fans.

NEW KIDS ON THE BLOCK
Au Centre Bell, le samedi 20 septembre
De 35$ à 75$
Hard Candy de Madonna est son pire album en carrière, le magazine Rolling Stone a placé les pétasses de The Hills sur sa couverture et maintenant, on a droit à ce retour tout à fait futile. 2008, année horribilus.

NICK CAVE & THE BAD SEEDS
Au Metropolis, le jeudi 2 octobre
35$
Tupelo!

COLDPLAY
Au Centre Bell, le lundi 20 octobre
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Viva La Vida pour les fans du célèbre quatuor.

MADONNA
Au Centre Bell, le mercredi 22 octobre
De 60$ à 350$
Même à 50 ans, la Material Mom ne semble pas vouloir ralentir le rythme. Et c'est donc reparti pour une nouvelle tournée mondiale, intitulée Sticky & Sweet.

LENNY KRAVITZ
Au Centre Bell, le dimanche 26 octobre
De 39,50$ à 79,50$
De retour après une absence de plus de dix ans. Are you gonna go his way?

FEIST et Hayden
Au Centre Bell, le mercredi 5 novembre
37,50$ ou 49,50$
Maintenant qu'elle est plus populaire que jamais, Leslie Feist revient à Montréal par la porte du Théâtre du Centre Bell, rien de moins.

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NITZER EBB
Usine C, mai 2008

À la fin des années 80, Front 242 et Nitzer Ebb étaient les deux noms les plus connus d'un genre musical qu'on appelait "industriel". Des albums comme That Total Age, Belief et Showtime ont même permis à Nitzer Ebb de se frayer un chemin de l'"underground" jusqu'à un plateau beaucoup plus accessible, le groupe ayant d'ailleurs assuré la première partie de Depeche Mode lors d'un arrêt au défunt Forum en 1990 ou 1991. Mais à la suite d'un horrible opus lancé en 1995, NE a préféré se séparer. Sage décision. En 2006, deux compilations, un best of intitulé Body Of Work et une autre compil intitulée Body Rework ont fait leur apparition, ce qui a mené à une tournée de réunion mettant en vedette les deux membres de toujours, c'est-à-dire Douglas McCarthy et Bon Harris. C'est ce duo, accompagné simplement d'un batteur, qui est donc monté sur la scène de l'Usine C un peu après 23h30 hier soir afin de lancer en quelque sorte le festival Kinetik, sorte de happening gothique/industriel/darkwave qui se poursuit à Montréal jusqu'à dimanche.

Festival oblige, plusieurs artistes ont ainsi défilé sur les planches avant la prestation de Nitzer Ebb. Les DJ Cherry Cola et Mini ont parti le bal, suivi de l'agressant duo The Horrorist et de Ascii.Disko, un joueur de laptop qui a tenté de transformer l'Usine C en rave. Peu portés sur la prestation physique, tous ces artistes ont permis à la foule - constituée en bonne partie des habitués du bar gothique Saphir - de danser ou de déambuler dans les couloirs, la salle d'accueil et la cour intérieure de l'Usine C, un endroit qui convenait bien à ce type d'événement, par son architecture un peu froide et industrielle ainsi que ses oeuvres d'art bizarroïdes dispersées un peu partout. Bref, après tous les hors-d'oeuvres, le public a finalement eu droit au plat principal, servi tard et servi fort. Comme si Nitzer Ebb n'avait jamais cessé d'exister, le trio a démarré en grand avec Getting Closer et a fini en beauté avec la dramatique I Give To You. Entre ces deux morceaux tirés d'une autre époque, que des hits et des vieilles compos, plus trois nouvelles chansons (eh oui, NE prépare un nouveau disque) saupoudrées durant les 70 minutes du concert. Une prestation courte, certes, mais bourrée de bonbons: Let Your Body Learn, Control I'm Here, Shame, Hearts And Minds, For Fun, Lightning Man, Fun To Be Had, Godhead, Blood Money, Ascend et Murderous, sans oublier l'incontournable Join In The Chant. Arpentant la scène comme un lion en cage, McCarthy, avec ses verres fumés et sa coiffure soignée, projetait une confiance assurée et affichait une forme resplendissante (il a d'ailleurs laissé tomber sa chemise en milieu de parcours), en plus de chanter exactement comme il le faisait en 1988. Bien franchement, l'homme semble immuable, et on pourrait dire la même chose de Harris, qui s'est cependant contenté plus souvent qu'autrement de jouer au second batteur - tout le reste des sons était une gracieuseté de M. Laptop. Les chansons ont ainsi été fort bien livrées, si ce n'est que le trio aurait grandement bénéficié d'un ou d'une claviériste, afin de bonifier les mélodies, noyées dans les percussions, une évidence durant Shame et Hearts And Minds, malheureusement. Malgré l'absence de tout autre musicien, Nitzer Ebb a quand même prouvé, par le jeu physique et modulé de McCarthy, qu'on pouvait offrir de la musique industrielle avec émotion, une notion qui manque cruellement à des formations influencées par NE, The Horrorist par exemple. En résumé, voilà un retour qui en valait vraiment la peine - rien à voir avec le pathétique retour de Front 242 à Montréal en 2005 - et qui s'est terminé sur une phrase encourageante lancée par McCarthy: "See you next time!".





KILLSWITCH ENGAGE
Metropolis, mai 2008

Grosse soirée métal hier soir, alors que The End, Poison The Well, Throwdown et Killswitch Engage se sont relayés tour à tour sur la scène du Metropolis. Puisque la précédente visite montréalaise de Killswitch, au Metropolis de surcroît, ne datait que de quinze mois seulement, on redoutait le sentiment de déjà vu, mais ce puissant quintette constitue définitivement une valeur sûre en concert, surtout lorsque le guitariste et véritable clown Adam Dutkiewicz est de la partie - son absence fût d'ailleurs remarquée l'an dernier (voir Archivshows). Très attendus par la foule, Killswitch et son chanteur Howard Jones (l'une des meilleures voix de l'univers métal à l'heure actuelle) ont largement fait honneur à leur réputation scénique, tout comme Throwdown, malgré cette très mauvaise idée de reprendre Them Bones d'Alice In Chains, puisque Dave Peters ne possède tout simplement pas le sens mélodique de feu Layne Staley. S'appuyant surtout sur les pièces de Venom & Tears, paru l'an dernier, Throwdown nous a rappelé une fois de plus à quel point son style évoque immanquablement celui de Pantera. En plus hardcore cependant. Le emocore de Poison The Well a récolté lui aussi de bonnes notes, quoique le micro du chanteur lui a fait défaut à quelques reprises - ou était-ce ses cordes vocales? Quant à The End, sa prestation aura été plutôt banale. Dommage, car cette formation frappe fort sur disque, à ce qu'on dit. Chose certaine, les garçons de The End devraient prendre des notes en observant Killswitch Engage et aussi Throwdown, deux ensembles charismatiques sur les planches, et qui savent tous deux comment exploiter les riffs qui tuent.





MINISTRY
Metropolis, mai 2008

Toute bonne chose a une fin - et ça vaut aussi pour les fans du CH. Après 27 ans de loyaux sévices, Ministry, une formation à l'origine pop-new wave devenue métalo-industrielle, qui a influencé un tas de groupes et d'artistes (notamment Nine Inch Nails, qui n'aurait jamais pu voir le jour sans Ministry), a décidé de tirer sa révérence. Le concert d'hier soir livré au Metropolis - le troisième à Montréal de Al Jourgensen et cie en trois ans et demi, soulignons-le - était donc le dernier que les fans auront vécu, quoique notre petit doigt nous dit que Ministry sera de retour un jour ou l'autre. Après tout, la présente tournée du groupe s'intitule C U LaTour...

De toute façon, il le faut. Car la troupe (dont seul Jourgensen demeure le membre original restant) nous a répété le coup de ses deux précédentes visites chez nous - au Medley à l'été 2006 et au Metropolis à l'automne 2004: que des pièces récentes pendant un peu plus d'une heure, et peu de classiques des années 80 et 90 par la suite. Incroyable que Ministry s'en soit encore tenu à cette formule douteuse hier soir; concert d'adieu oblige, la formation aurait dû nous offrir bien davantage que seulement quatre (vous avez bien lu) de ses standards, soit So What, N.W.O., Just One Fix et Thieves. Comme pour ajouter à l'insulte, Ministry a joué, en second rappel, pas moins de trois reprises: Roadhouse Blues des Doors, Just Got Paid de ZZ Top et Under My Thumb des Rolling Stones. Ensuite? Rien d'autre. Adios, motherfuckers.

D'accord, l'invité très spécial Burton C. Bell de Fear Factory - un autre groupe influencé par Ministry - accompagnait Jourgensen et ses cinq acolytes au micro durant les deux rappels. Ok, la sono était excellente tout au long du concert. Oui, les morceaux tirés de la trilogie anti-George W. Bush (Houses Of The Molé, Rio Grande Blood et le judicieusement nommé The Last Sucker) dévissent à souhait. Bon, Ministry a un nouveau disque de reprises à vendre, Cover Up, ce qui explique les trois covers qui ont bouclé le spectacle. Mais on rappelle que le concert d'hier soir en était un d'adieu, bon sang! Aucune compo de The Land Of Rape And Honey? Que deux de The Mind Is A Terrible Thing To Taste? Que deux autres de l'album au titre imprononçable paru en 1992? Absolument rien de Filth Pig ou de Twitch? Tout cela est inacceptable. Entendons-nous bien, le show était bon. La respectée formation métal aux structures complexes Meshuggah a fait fureur en première partie (passons sous silence Hemlock, un groupe tout à fait insignifiant de Las Vegas qui a précédé Meshuggah). Jourgensen, qui s'est présenté avec un chapeau haut-de-forme sur la tête, était justement dans une belle forme - rien à voir avec l'apathie montrée au Medley il y a deux ans. Et certains détails avaient de quoi faire sourire, comme cette multitude de ballons de fête marqués du logo de Ministry et lâchés sur la foule durant Under My Thumb, ou ce retour de la clôture en fer forgé érigée devant les musiciens, un clin d'oeil au légendaire spectacle que Ministry avait donné au Spectrum en 1990. Sans oublier la bande-annonce d'un film d'horreur "à la Grindhouse" présentée avant l'arrivée de Ministry sur scène. N'empêche que, pour ce qui était annoncé comme son dernier tour de piste, maestro Jourgensen a fait preuve d'égoïsme et de non-respect envers ses vieux fans. Quel dommage.